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  • : Il était une fois... une âme libre, à la plume généreuse et aux histoires débridées. Un jour, elle décida d'ouvrir le livre de sa vie, à travers la plus virtuelle des toiles... espérant donner un sens au brouillon de son existence.
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En ce moment...

Il était une fois la vie d'une bloggeuse dans tous ses états !

 

A tous ceux dont la vie ressemble à une tâche d'encre... éclatée et souillante... je dédie ce blog d'hier, d'aujourd'hui et de demain. A toi, virtuel voyageur, je n'ai qu'une chose à offrir... le partage d'une expérience, d'une blessure, d'une joie, d'une reminiscence... d'une aventure aussi ordinaire qu'extraordinaire, dont tu sauras peut-être extraire l'improbable similitude.

Merci à ceux dont la parole est libre. Elle est la bienvenue sur cet espace à partager et nous permet d'exister, par la seule frappe du clavier.

Dimanche 19 août 2007



Je sors du ciné... et ne résiste pas à vous dire quelques mots sur cette petite perle de film, présenté à la quinzaine des réalisateurs du festival de Cannes 2007. Une gageure, pour Nadine Labaki, dont la beauté est à la hauteur de son talent. En deux mots, ces cinq femmes qui se croisent forment un tableau réaliste et pourtant très poétique de la société libanaise. Emouvantes à vous faire couler une petite larme, ces femmes symbolisent la difficulté d'être, la difficulté d'épouser la modernité dans un univers nourri par des traditions culturelles et religieuses figées. Beaucoup d'humour, de finesse et d'émotions dans ce petit bijou de cinéma. Musique, images, textes et jeu... Tout y est. J'ai adoré. Allez-y, sans tarder.

Synopsys

A Beyrouth, cinq femmes se croisent régulièrement dans un institut de beauté, microcosme coloré où plusieurs générations se rencontrent, se parlent et se confient.
Layale est la maîtresse d'un homme marié. Elle espère encore qu'il va quitter sa femme.
Nisrine est musulmane et va bientôt se marier. Mais elle n'est plus vierge et s'inquiète de la réaction de son fiancé.
Rima est tourmentée par son attirance pour les femmes, en particulier cette cliente qui revient souvent se faire coiffer.
Jamale est obsédée par son âge et son physique.
Rose a sacrifié sa vie pour s'occuper de sa soeur âgée.
Au salon, les hommes, le sexe et la maternité sont au coeur de leurs conversations intimes et libérées.
par miss eponyme publié dans : Le coin littéraire
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Mercredi 3 janvier 2007

 

Pas plus tard que l'autre jour, B&M m'a lancé le défi de dévoiler cinq choses que vous ne savez pas de moi... une pathétique histoire de "patate chaude"... avec commentaires. Comme je ne suis pas femme à reculer devant pareille proposition bien que le choix des victimes fut parfaitement arbitraire... je vais m'exécuter de ce pas mais à ma manière : un portrait chinois, petite idée originale de présentation que j'avoue sans honte aucune - ce n'est que justice - avoir piqué à Bouki. Petit jeu de piste pour apprendre à mieux connaître la miss...

 

Si j'étais un animal ?...
Je serais un cheval… Une belle pouliche aux yeux en amande, à la croupe ferme, à la crinière bouclée. Je serais un animal fougueux, fier, loyal et conquérant. Je serais juste ce cheval, parce que "ce cheval, pour lui parler, il n'y a pas besoin de mots. C'est une étreinte charnelle qui alimente nos rêves... " Bartabas
 
Si j'étais une saison ?...
Fille d'avril, je serais pourtant la saison qui pare la vigne d'une belle robe rouge orangée sitôt l'été envolé. Je serais la saison où les feuilles des arbres virevoltent dans les airs avant de venir s'évanouir délicatement à mes pieds… Je serais la saison dans laquelle Victor Hugo a invité soleils couchants.

Si j'étais une qualité ?...
Je serais la générosité… parce que j'ai une petite tendance à en faire trop que pas assez… parce que je ne suis pas femme à savoir compter, sens propre et figuré… parce que je préfère donner que recevoir… Parce que tendre la main sans attendre en retour est le plus beau geste d'humanité qu'il puisse exister.

Si j'étais un défaut ?...
Je serais une "soupe au lait" ! C'est quand même mieux qu'une "soupe à la grimace"

Si j'étais une chanson ?...
Je serais little girl blue… from Janis Joplin…

Si j'étais un livre ?...
J'ai été "j'étais derrière toi", Nicolas Fargues , je serais peut-être "l'ombre de la lune", je serais sûrement "ensemble, c'est tout", de La Gavalda.

Si j’étais un tableau ?
Je serais L'origine du monde, Gustave Courbet.

Si j’étais un poème ?
Je serais Les Fleurs du mal, Charles Baudelaire.

Si j'étais une ville ?...
Je serais Paris, la ville où tout commence et rien ne s'achève.

Si j'étais un prénom ?...
Je serais Esmeralda…, comme cela je n'aurais plus peur de rencontrer un Quasimodo.

Si j'étais un phénomène naturel ?...
je serais un tsunami…

Si j'étais un adjectif ?...
Je serais humaine.

Si j'étais un sentiment ?...
Je serais l’amour, ben tien !

Si j'étais un film ?...
Je serais "vas vis et deviens"

Si j'étais un sport?...
Je serais les fesses calées sur le plus fidèle des destriers.

Si j'étais un parfum ?...
Je serais Le premier des parfums Guerlain

Si j'étais une boisson ?...
Je serais une Veuve C, avec des bubulles plein les mirettes.

Si j'étais une date ?...
le 17 janvier 1975, date de l'entrée en vigueur du texte de loi sur l'IVG.

Si j'étais un instrument de musique?...
Je serais une harpe… pour être caressée encore et encore…

Si j'étais un pêché capital ?...
Je serais la gourmandise… Parole de cordon bleue !

Si j'étais un plat ?...
Je serais des crevettes à ma façon parce que ça se mange avec les doigts !

Si j’étais un fromage ?
Je serai un mont d'or… parce qu'on y met du vin jaune à l'intérieur.

Si j'étais un jour de la semaine ?...
Je serais le jour du Seigneur, au nom de ma foi.

Si j’étais un journal ?…
Je serais L'Echo des Savanes… pour le rendre éternel.

Si j’étais un tatouage ?…
Je serai planqué quelque part…

Si j'étais une devise ?...
"Le verbe aimer est difficile à conjuguer : son passé n'est pas simple, son présent n'est qu'indicatif et son futur est toujours conditionnel." Jean Cocteau.

 

par miss eponyme publié dans : Le coin de la miss
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Jeudi 14 décembre 2006

 

Et bien ça, c'est la meilleure ! Je viens tout juste de me faire remonter les bretelles par Boss domestiqué... Sur le motif suivant : j'ai demandé à mon collègue s'il avait fait un café ! Pas mal, hein ? Je m'explique...

 

 

Ledit collègue (gentil mais faux cul) a cet avantage énorme sur moi d'arriver "tôt" le matin, contrairement à ma petite gueule d'amour qui débarque en milieu de matinée. Je reconnais abuser un peu en ce moment, mais je ne compte pas mes heures, sachant que je décolle rarement avant 19h30, voire 20 heures... Et que le boulot est fait. Mais bon, comme je le dis avec un peu de recul :  "on voit toujours ceux qui arrivent tôt, jamais ceux qui décollent tard".

Autre chose qui joue en ma défaveur : je viens en voiture à défaut de prendre le metro. Je ne peux malheureusement pas faire autrement : je suis claustro. Pendant plusieurs années, j'ai tenté de vaincre cette phobie qui provoquait chez moi des excès de sueur et d'angoisse, états qui me faisaient arriver au bureau livide et trempée... Pendant trois ans, j'ai essayé. Sans succès.

Encore autre chose... il m'arrive d'être assez expressive au bureau. Dans la joie comme dans la peine. Ca dérange. Là où je gagne ma croute, il faut être lisse, ne pas laisser ses émotions transparaître... La jouer "bon petit soldat qui fait le béni oui oui en toutes circonstances quitte à défendre des idées dépourvues de bon sens"...  et minauder devant son directeur... Le côté spontané, sincère, ça fait désordre et ça dérange profondément ceux qui ont construit leur carrière sur des attitudes politiquement correct, et qui sont des adeptes convaincus du clientèlisme dont ils bénéficient des ressorts miraculeux.

Bref, bref... tout cela pour vous dire que mon gentil faux cul de collègue qui a fait le choix de s'enterrer en région parisienne (un des coins les plus chers des Yvelines, je précise, à 55 minutes portes à portes), qui a fait le choix de faire un enfant, qui a fait le choix de le chercher le soir pendant que sa douce (gentille faux cul bouffée par la jalousie) qui bosse dans la même boite et la même direction, s'en occupe le matin, est obligé de se lever aux aurores alors que ma petite gueule d'amour arrive deux heures plus tard, soit cinq heures après lui (il se lève soit disant à 5 heures du mat pour préparer un seul enfant. Le jour où il en fait un second, il ne dormira plus !). Et ça ça l'agace tellement que quand j'ai le malheur de me pointer dans son bureau en demandant joyeusement "Ca va ? Y'a du café ?", il trouve que c'est déplacé. Seule remarque : il aurait pu me le dire frontalement.... Mais bon, le gentil faux cul ne sait pas faire ça. Il ne serait pas faux cul sinon. Il serait juste gentil. Ca ne suffit pas pour progresser ça.

Alors, voilà, me suis fait remonter les bretelles, vais désormais être pistée encore plus par Boss domestiqué et ne demanderai plus si ça va ou s'il y a du café. J'arriverai tôt le matin et partirai tôt le soir. Je prendrai mes vacances en pleine période de vacances scolaires (période idéale de vacances pour célibataires fauchés)... Même si je n'ai pas d'enfant à chercher à la crèche, que je n'habite pas un coin chic au fin fond des yvelines, que je n'ai pas de problèmes de metro, que je n'ai pas de jules, que personne ne m'attend chez moi le soir et que j'aime travailler dans le noir. Voilà. C'est ce qui s'appelle "travailler en équipe". "

"La liberté des uns commence là où s'arrête celle des autres". Je traduis : ma liberté de ptite gueule d'amour célibataire sans limitation d'horaire s'arrête là ou commence la liberté d'un gentil collègue faux cul qui a fait un enfant et qui a décidé de vivre à l'autre bout de Paris. Parce que comme le dit Boss domestiqué "ils ont fait le choix d'élever leur enfant avec de l'air, de la verdure et un confort nécessaire..." Puisque la tolérance est soumise à des questions de procréation, il ne me reste plus qu'à trouver un géniteur et à faire comme ces pauvres zombies. Le hic, c'est que je ne suis pas du genre à faire comme tout le monde et qu'au moins, grâce à cela, j'emm... personne avec mes choix.

par miss eponyme publié dans : Le coin du jour
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Mercredi 29 novembre 2006
Du sein de sa mère chatte,
Il garde une sainte horreur des femmes,
De la charpente de son père fauve,
Il porte l'apparente supériorité.
 
De ses origines félines,
Il entretient le miaulement,
Sorte de chant travesti,
Voué à obtenir des puissants.
 
En quête de reconnaissance,
Il emprunte des voies détournées,
Ses airs transpirent de condescendance,
Ses mots puent le faux, le fourbe, la calomnie.
 
Cette bête-là ne se lave pas,
Préférant conserver la plus fétide des odeurs,
Source de son misérable pouvoir,
Qu'elle exerce dans l'abus et l'amoralité.
 
Toujours en manque de caresses,
Prêt à la pire des traîtrises pour réussir,
Cet animal ventripotant devenu boss domestiqué,
Se vautre dans les tréfonds d'une intellectuelle obscénité.
 
 
par miss eponyme publié dans : Le coin du jour
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Vendredi 24 novembre 2006

 

Avec son vieux fusil,
Porté à bout de bras,
Il a mené, le coeur meurtri,
La plus juste des vengeances.

Assis sur un lit désormais orphelin, 
Une paire de binocles pour seul accessoire,
Il a fait du temps qui passe,
Le socle de son infini souvenir.

Les images vont et viennent,
Miroirs d'un bonheur passé,
Elles heurtent sa mémoire,
Comme le plus douloureux des adieux.

De celle qu'il a tant aimé,
Il ne reste rien,
Juste un tas de cendres,
Sur lesquelles les monstres se sont soulagés.

De la chair de sa chair,
Habillée d'une robe de laine mitraillée,
Il ne reste qu'un corps inerte
Devenu petit pantin de rouge tâché.

 

Puis la folie s'est emparé de lui,
Comme un ouragan qui dévaste tout sur son passage,
Puis son esprit est passé de l'autre côté,
Comme celui d'un juste, condamné à la plus cruelle des pénitences.

De ce château, perché au sommet d'un village,
Il a fait, sans ciller ni vriller,
le plus sanglant des cimetières,
le plus terrifiant des feux de joie.

Et une fois l'exécution terminée,
Avec calme, grandeur et dignité,
Il s'est délivré de son vieux fusil,
Avant de refermer les portes de sa conscience.

par miss eponyme publié dans : Le coin du jour
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